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hikikomori

By admin

Savez-vous ce qu’est un Hikikomori ?

Alors non, ce n’est ni un samouraï, ni un vendeur de sushi, mais oui c’est bel et bien un japonais. Enfin, il était uniquement japonais mais comme tout le monde il s’est mondialisé. Il est devenu célèbre dans les années 90 où il a commencé à se faire une place dans les médias : mangas, journaux, littératures, études de société. Vous allez me dire que ça ne vous en dit pas plus sur ce qu’est un Hikikomori… J’y viens !
Tout d’abord, il faut remettre les choses dans leur contexte. Au Japon, et comme dans certains pays d’Asie, les jeunes subissent une pression très forte. Regard des autres, harcèlement et réussite à l’école, premier emploi, mariage, ils sont sous pression pour être les meilleurs et ils finissent par craquer. Un Hikikomori est un jeune, homme dans 80% des cas, qui a entre 15 et 30 ans et qui ne croit plus ni en lui, ni en la société. Il se renferme chez lui parce que vivre aussi difficilement n’a plus de sens pour lui, il ne se trouve pas de place dans la société et à l’impression qu’il lui est impossible de s’en faire une.
« Au cours de leur vie, 1,2 % des Japonais en sont atteints, selon des études épidémiologiques de ce phénomène » précise le professeur Takahiro Kato, du département de neuropsychiatrie de l’université de Kyushu, au Japon. Par ailleurs, une enquête recense 264 000 cas de hikikomori au Japon (sur un total de 127 millions d’habitants), auxquels on ajouterait 460 000 personnes dans un futur plus ou moins proche.
Il y aurait deux explications, deux raisons à cette rupture d’un jeune avec la société. Thierry Guthmann, professeur de sciences humaines au Japon, expliquait que les jeunes mis sous pression depuis le plus jeune âge par un parent autoritaire sont plus susceptibles de craquer et de se renferment chez eux. À l’inverse, beaucoup de jeunes gens deviendraient des Hikikomori après avoir été traités comme des enfants-rois, terme très employé au Japon pour décrire ces enfants, garçons et filles, élevés dans une grande permissivité.
Des ermites modernes pas seulement des japonais.
De plus en plus de psychanalystes font le lien entre ce phénomène japonais et des cas similaires en France et aux Etats-Unis. Le docteur Alan Teo, psychiatre à l’université du Michigan à Ann Arbour, a publié, en mars, dans l’International Journal of Social Psychiatry, un article sur le premier cas d’hikikomori observé aux Etats-Unis : un homme de 30 ans, qui a vécu reclus pendant trois ans dans son appartement. « La première année, il est resté dans un cabinet de toilettes assez spacieux, se nourrissant de plats qu’on lui apportait, a-t-il expliqué. Ne se lavant pas, déféquant et urinant dans des seaux et des bouteilles, il passait son temps sur Internet et devant des jeux vidéo. Il avait déjà vécu un semblable épisode de retrait social qui avait duré plusieurs années quand il avait 20 ans. A chaque fois, il souffrait de dépression sévère. » Le patient a accepté de suivre une thérapie cognitive comportementale au terme de laquelle il est en rémission.
Pour aller plus loin :
Voici une animation sur la phobie sociale réalisé par les étudiants de l’école de l’image GOBELIN : « Une jeune femme se fait suivre par un crocodile qui représente sa timidité. Comme il lui empoisonne sa vie, elle tente par tous les moyens de s’en débarrasser. »
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2xp22IYL2uUhttp://
Et n’hésitez pas à aller voir ICI pour des témoignages de jeunes français touché par ce phénomène.

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Qu’est-ce qu’un bon orateur ?

En cette période d’élections il est intéressant de se poser la question : Qu’est-ce qui fait un bon orateur ? Il sait convaincre son auditoire, certes, mais comment fait-il ? Marc-Antoine peut nous renseigner. Bien sûr, il s’agit de cinéma, mais après tout le cinéma n’est-il pas « vingt-quatre fois la vérité par seconde » comme disait Jean-Luc Godard ? Cette scène du Jules César de Joseph L. Mankiewicz (1953) nous en dit long sur l’art oratoire.

Les discours au cinéma sont nombreux : les bons, les mauvais, les drôles, les sentimentaux, mais pour ce qui est de faire changer d’avis une foule agressive et se la mettre dans la poche on peut laisser faire Marlon Brando dans l’adaptation par Mankiewicz de la célèbre pièce de Shakespeare. Il y incarne Marc-Antoine, proche ami de César, qui après l’assassinat de ce dernier par Brutus et Cassius a obtenu l’autorisation de s’exprimer devant une foule convaincue que César méritait son sort. Antoine marche sur des œufs : en tant qu’ami de César il doit faire attention à ce qu’il dit s’il ne veut pas qu’il lui arrive la même chose. Comment va-t-il s’y prendre ?

Ne pouvant dire ce qu’il pense, Antoine utilise avant tout un procédé qui consiste à le faire comprendre en disant le contraire : cela s’appelle l’antiphrase, et son discours en présente trois beaux exemples : Tout d’abord il prétend qu’il n’est pas là pour faire l’éloge de César. « Je viens pour enterrer César pas pour le célébrer », dit-il… avant de faire précisément le contraire : César était « fidèle et juste », il n’était pas ambitieux, pleurait lorsque les pauvres pleuraient, remplissait les coffres de Rome… un grand homme, en somme ! La seconde antiphrase de Marc-Antoine, la plus frappante, consiste à qualifier Brutus et Cassius « d’hommes honorables » avec une telle insistance ironique que la foule finit par s’emporter contre ce qualificatif même : « Ce sont des traîtres. Eux, des hommes honorables ? » Enfin, Marc-Antoine insiste sur le fait qu’il ne veut pas créer de désordre… pour faire comprendre aux citoyens que leur révolte serait légitime : « Vous n’êtes pas de bois, vous n’êtes pas de pierre, vous êtes des hommes » et « Je crains de faire tort à ces hommes honorables dont les poignards ont massacré César ».

Mais au-delà de l’antiphrase, le discours de Marc-Antoine est exemplaire des trois grands domaines que les Grecs distinguaient dans l’art rhétorique :

  • L’ethos, qui correspond à l’image que le locuteur donne de lui-même à travers son discours et vise à établir sa crédibilité par la mise en scène de ses qualités pour gagner la confiance de l’auditoire.
  • Le logos qui représente la logique utilisée, le raisonnement et la construction de l’argumentation pour faire appel au mieux à l’esprit rationnel de l’auditoire.
  • Le pathos, qui s’adresse à la sensibilité et aux émotions des interlocuteurs pour leur faire ressentir ce qui est dit.

 L’ethos

D’emblée le personnage veut instaurer une relation particulière de proximité avec la foule des citoyens, qu’il appelle « Chers amis », « Bons amis », « Bons cœurs ». Après un moment il s’en rapproche même physiquement en venant se placer au milieu des citoyens, créant ainsi également une proximité d’esprit, montrant à quel point il est proche d’eux à tous points de vue… Mais attention : pas trop quand même … «  Ne vous jetez pas ainsi sur moi tenez vous éloignés » : Marc-Antoine maintient malgré tout la distance qui préserve son statut dominant et donc son pouvoir sur la foule.

Pour compléter ce tableau de lui-même, Antoine se décrit comme simple et honnête, et se dévalorise, même : « un homme simple et sans art » qui n’a « ni esprit, ni talent de parole, ni autorité, ni grâce d’action, ni organe, ni aucun de ces pouvoirs d’éloquence qui émeuvent le sang des hommes. » Par antiphrase encore, il se compare défavorablement à Brutus : « je ne suis point, comme Brutus un orateur », dit-il « Mais si j’étais Brutus, et que Brutus fût Antoine, alors cet Antoine-là porterait le trouble dans vos esprits ». C’est du grand art : en niant ses capacités d’orateur, il en fait justement la démonstration.

Le logos

Pour s’adresser à la raison de la foule, Antoine a recours à de nombreuses questions rhétoriques, c’est-à-dire des questions dont il connait la réponse mais ne pose que pour faire réfléchir son auditoire. « Est-ce qu’en cela César semblait ambitieux ? » demande-t-il après avoir démontré par A plus B qu’il ne l’était pas du tout, ou encore « Ça c’était un César : quand en viendra t-il un semblable ? » pour faire prendre conscience à la foule que cela n’arrivera jamais. Par ces questions, il parvient à donner l’impression aux citoyens qu’ils parviennent eux-mêmes à leurs propres conclusions : « Je ne sais qu’exprimer la vérité », dit-il, « je ne vous dis que ce que vous savez vous-même ».

Le pathos

Enfin, il faut faire naître l’émotion chez l’auditoire : « Si vous avez des larmes préparez vous à les répandre maintenant ». Antoine le fait en parlant du triste sort infligé à César : « Quelle chute ce fut ! » et il suscite l’horreur en montrant son cadavre et ses plaies : « Regardez ; à cet endroit il a été traversé par le poignard de Cassius ». L’horreur, mais aussi la pitié : « Pardonnez-moi ; mon cœur est dans ce cercueil avec César, et je dois m’arrêter jusqu’à ce qu’il me revienne. ». À ce moment, théâtral, il tourne le dos à la foule et baisse la tête comme s’il souffrait intensément, mais sa pause lui permet aussi de laisser la foule méditer ses propos. Théâtral, et poétique : il a recours à des figures de style comme la métaphore « un Antoine… qui mettrait dans chaque blessure de César une langue qui remuerait les pierres de Rome », ou la personnification : « voyez jusqu’où le sang de César l’a suivi, se précipitant au dehors comme pour s’assurer si c’était bien Brutus qui frappait si cruellement ».

Enfin, Antoine intrigue son auditoire, il installe un véritable suspense en mentionnant un élément capital, mais sans vouloir en dire plus : c’est le testament de César. Que dit-il ? Impossible de le savoir : « je ne dois pas le lire », dit Marc-Antoine, « si vous entendiez le testament de César il vous rendrait fous ». Il manipule son auditoire jusqu’au bout et lorsqu’elle oublie le testament c’est lui qui lui rappelle son existence, avant de lui demander enfin : « Vous voulez donc me contraindre à lire le testament ? » Sa révélation à la toute fin de son discours est le coup de grâce aux assassins de César. La foule a changé d’avis, elle trouve injuste la mort de César, et veut le venger.

Marlon Brando apporte toute sa force au personnage qu’il incarne : masquant sa colère et son désir de vengeance, il commence à parler calmement mais on sent bientôt la violence qui l’habite et il devient ensuite complètement habité par son propos, hurle, et ainsi galvanise la foule.

L’art oratoire a-t-il évolué ? Pas tant que ça : Aujourd’hui encore, et dans la réalité, on retrouve des procédés similaires dans le discours des politiciens, et surtout en cette période d’élections présidentielles. Prenons quelques exemples… Tout d’abord François Hollande dans son discours où il annonce ne pas être candidat à l’élection. On retrouve l’Ethos lorsqu’il dit comme Marc-Antoine qu’il est simple et honnête : « Pour ma part, je ne suis animé que par l’intérêt supérieur du pays. Le pays, depuis plus de quatre ans et demi, je l’ai servi avec sincérité, avec honnêteté. ». Comme Antoine il crée une relation de proximité avec son auditoire en utilisant à quatre reprises l’expression « Mes chers compatriotes ». Mais François Hollande fait aussi dans le Pathos, cherche à susciter l’émotion lorsqu’il dresse un bilan controversé de son mandat : « Voilà ce que j’ai fait. Voilà ce que j’assume devant vous en revendiquant les avancées, en reconnaissant les retards et même en admettant certaines erreurs parce que je porte un bilan et j’en assume toute la responsabilité. ». Son testament de César à lui, c’est l’annonce ou non de sa candidature. Il attend la fin de son discours pour annoncer qu’il ne se représente pas, captivant ainsi son auditoire jusqu’au bout : « Aujourd’hui, je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle. Aussi, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle, au renouvellement donc de mon mandat. »

Restons dans les François et passons maintenant à François Fillon. Dans son discours de mars où il annonce maintenir sa candidature à l’élection présidentielle malgré les charges qui pèsent sur lui, il utilise tous les domaines de l’art rhétorique que nous avons cités. Le Pathos lorsqu’il parle d’assassinat et exagère la situation : « Ce n’est pas moi seulement qu’on assassine c’est l’élection présidentielle », il théâtralise son discours et emploie un champ lexical propre au combat : « Je ne céderai pas, je ne me rendrai pas, je ne me retirerai pas ». Il a également recours à des figures de style comme la personnification : « La France est plus grande que mes erreurs », ou la métaphore « Je vois avec gravité poindre les nuages noirs de la guerre ». Il utilise également le Logos lorsqu’il fait appel à la raison du peuple français : « Ne vous laissez pas abuser, ne laissez personne vous priver de votre choix ». Lors d’un meeting il formulera des questions rhétoriques : « 6 millions de français au chômage c’est un modèle social ? La pauvreté qui augmente c’est un modèle social ? ». Enfin il appelle ses interlocuteurs « mes amis » et crée ainsi une relation de proximité en utilisant l’Ethos. Enfin, lorsqu’il est éliminé au premier tour, sa déclaration semble encore contenir les mêmes éléments de création d’émotion : « Les obstacles mis sur ma route étaient trop nombreux, trop cruels », et il recherche la fusion avec la foule : « J’ai confiance en vous et je suis fier d’être l’un des vôtres ».

Et à gauche ? Prenons le cas d’un Jean-Luc, pour changer : Jean-Luc Mélenchon. Tout comme M. Hollande ou M. Fillon, ce dernier utilise le mode d’argumentation classique. Il est avec le peuple : « Nous sommes les partisans », il met en avant sa transparence : « Je ne m’en cache pas je suis un indépendantiste ». Il va même jusqu’à flatter le peuple en question : « Ils sont nombreux les hommes et les femmes qui ont plus de mérite que moi dans la réunion que nous sommes en train de faire ». Et le Logos ? JLM laisse entendre à son auditoire qu’il sait déjà tout ce qu’il lui dit : « Vous autres, vous vous souvenez des combats fondateurs qui ont été les nôtres », « Comme vous le savez… ». Comme les autres il formule des questions rhétoriques : « Quelle est la liberté des cent mille familles à qui l’on coupe l’eau parce qu’elles ne peuvent pas payer les factures ? », comme les autres il fait des métaphores, comiques cette fois : « Et voici qu’il pond des idées comme les poules des œufs, sans qu’on sache jamais quand ni de quelle taille ». Enfin le Pathos aussi est présent dans son discours lorsqu’il tente d’émouvoir et révolter la foule par des phrases telles que « Il y a trop d’enfants dans ce pays qui ne mangent qu’une fois par jour à l’heure de la cantine ».

Si sur le fond le discours des candidats passe bien d’un extrême à un autre, la forme utilisée est toujours plus ou moins la même… et ce au moins depuis Jules César ! Alors regardez et écoutez bien Marc-Antoine, et la prochaine fois que vous entendrez un discours, demandez-vous à quoi exactement joue l’orateur !

Jade Cattacin

Bibliographie :

https://www.youtube.com/watch?v=TBgNycaFV1c

https://www.youtube.com/watch?v=NQM5qihbGj0

langues étrangères

By admin

Les langues étrangères façonnent-elles la pensée ?

« Ce n’est pas nous qui disons les mots, ce sont les mots qui nous disent »

(Witold Gombrowicz)

 

Associer immédiatement le verbe «s’enrichir» à l’argent est un signe parmi d’autres que nous peinons à envisager les relations humaines sous un angle ludique, et autre que purement utilitaire. S’enrichir, n’est-ce pas avant tout élargir son horizon personnel, son ouverture aux autres ? C’est certainement faute de le comprendre que l’apprentissage des langues est généralement considéré en France comme une corvée, un mal nécessaire pour élargir ses horizons professionnels dans un contexte de plus en plus mondialisé. Pourtant, pratiquer d’autres langues est d’abord la meilleure façon de voir le monde d’un autre œil.

Tenez, par exemple : vous avez tous déjà été assistés en voiture par un copilote. Vous lui demandez : « Où est-ce que je tourne ? » « À droite ! », eh bien imaginez qu’il vous réponde plutôt « À l’est ! » le trajet risquerait d’être un peu plus long… C’est pourtant ainsi que, dans la communauté de Pormpuraaw en Australie, les Aborigènes se repèrent. Il n’existe pas dans leur langue de mot pour dire « droite » ou « gauche ». Pourquoi ? Parce qu’ils n’utilisent que les directions cardinales absolues : Nord, Sud, Est et Ouest. Ils pensent comme ça. Au moins, ils ne perdent pas le nord !… Si vous parliez leur langue, il faudrait vous y mettre aussi, et petit à petit votre façon d’appréhender l’espace changerait.

Plusieurs milliers de langues différentes sont parlées dans le monde. Entre elles, d’énormes différences. Différences de mots, bien sûr, mais aussi de modes de construction, de codes. En va-t-il de même pour les idées qu’on exprime ? Autrement dit, la langue que l’on parle façonne-t-elle notre façon de penser ? Eh bien ce que de savants globe-trotters ont observé est fascinant : les formes de phrases, la syntaxe, les mots utilisés varient tant d’une langue à l’autre qu’on peut penser que c’est le cas…

Des exemples ? Les verbes, dans certaines langues, indiquent à quel moment s’est passé l’événement dont on parle (Mian, Papouasie-Nouvelle-Guinée), dans d’autres ils précisent si l’action est en train de se dérouler (anglais) et enfin certaines langues ne précisent même pas si l’événement est passé ou à venir (indonésien). Ainsi certaines langues sont plus «offensives» et forcent à donner un grand nombre d’informations quand d’autres sont au contraire restrictives sur ce point. En russe les verbes qui désignent le mouvement obligent l’interlocuteur à dire son genre, comment il se déplace, dans quelle direction, comme s’il fallait en dire le plus possible en un minimum de temps ! En revanche en pirahã (Amazonie) il n’existe pas de mots pour désigner les nombres, mais seulement des mots pour exprimer des quantités comme «un peu» et «beaucoup». Allez donc acheter des poireaux au marché pirahã avec sur les étiquettes non pas des prix au kilo ou à la pièce, mais au « un peu » ou au « beaucoup » ! Pour parler pirahã, il faut donc penser autrement. Si George Orwell a montré dans 1984 comment l’appauvrissement du langage allait de pair avec la réduction de la liberté, la démonstration fonctionne en sens inverse : enrichir son langage, c’est avant tout gagner de la liberté.

Une expérience (récemment publiée dans Psychological Science) consistait à faire décrire à des sujets parlant allemand et d’autres parlant anglais les mêmes vidéos, comme celles d’une femme marchant dans la rue ou d’un homme à vélo. Les anglophones décrivaient la scène sans mentionner le but vraisemblable des actions (où va la personne par exemple) alors que les germanophones le faisaient. Cette dernière vision, dite holiste, prend en compte le cadre dans lequel s’inscrit l’action tandis que la vision anglophone insiste sur son déroulement immédiat. Tout ça à cause de ce fameux «ing» qui se concentre là-dessus… décidément il leur fait tourner la tête, celui-là. Le linguiste américain John Lucy appelle ces différences la relativité linguistique, ou le fait que « la langue que nous parlons influence notre façon de concevoir la réalité », et plus simplement que « le langage influence la pensée ».

Prenez notre conception du temps : dans les pays occidentaux nous le visualisons de gauche à droite tandis que les personnes parlant l’hébreu ou l’arabe le visualisent de droite à gauche, comme ils écrivent. Pour les Aymara des Andes, le passé se situe devant et l’avenir derrière ! Quoi ? Ma super journée au parc aquatique de la semaine prochaine est… derrière moi ? Oui, mais celle de la semaine dernière est devant… Et les différences entre les genres : marquées dans certaines langues et pas dans d’autres, elles auraient des répercussions sur la perception parles enfants de leur propre genre, qui viendrait plus ou moins tôt selon la langue qu’ils parlent… Un table, une bureau, un voiture, un couteau… les petits Anglais ont du mal avec le genre grammatical masculin/féminin, qui n’existe pas en anglais, mais si vous apprenez l’anglais vous prendrez en revanche davantage conscience de la distinction neutre/animé, que nous, nous ne faisons pas.

Autrement dit, en se familiarisant avec une langue étrangère, on apprend nécessairement à penser et à ressentir différemment, donc on développe non seulement ses possibilités d’expression, mais aussi sa capacité à percevoir l’autre, à concevoir les différences de points de vue. On est amené à découvrir non seulement de nouvelles façons d’exprimer sa pensée et ses émotions, mais aussi (et surtout…) d’écouter.

En effet, un sujet multilingue aurait donc naturellement une vision plus flexible, car plus globale. Bon, si vous l’êtes je vous rassure, cela ne fait pas de vous le Norman Bates de Psychose, vous êtes juste capable de penser les mêmes choses de plusieurs façons : une autre expérience, au cours de l’étude déjà mentionnée, a étudié un groupe d’Allemands parlant allemand et anglais, et montré que lorsqu’ils parlaient allemand ils réfléchissaient de manière holiste, mais adoptaient un mode de pensée plus proche de celui des anglo-saxons lorsqu’ils parlaient anglais.

Selon la Bible, les langues différentes seraient une punition infligée par Dieu aux Hommes pour avoir voulu construire la tour de Babel. Mais si au final cette malédiction était une chance ? Après tout, les guerres ne se sont jamais produites à cause des différences de langue.

Les Français sont réputés briller par leur incapacité à se défaire de leur accent abominable ? Pas tous : si les enfants apprennent plus facilement les langues, c’est parce qu’ils sont davantage dans le jeu, ils ne sont pas pétrifiés par la peur du ridicule, et profitent d’un droit à l’erreur que nous avons cessé de nous accorder à nous-mêmes. La pratique des langues étrangères, au lieu d’être envisagée comme une difficulté, devrait plutôt l’être en tant qu’outil de développement personnel et collectif, outil d’identification à l’autre et de dépassement de soi par le jeu.

 

Jade Cattacin

Olivier Foreau

 

Bibliographie

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-la-langue-faconne-la-pensee-27831.php

http://www.economist.com/blogs/johnson/2011/12/differences-among-languages

http://www.konbini.com/fr/tendances-2/perception-monde-varie-langue/

https://sciencetonnante.wordpress.com/2014/01/06/la-langue-que-lon-parle-influe-t-elle-sur-notre-maniere-de-penser/

http://www.laviedesidees.fr/Ce-que-le-langage-nous-fait-penser.html

http://www.madmoizelle.com/bilingues-psychologie-348691

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Des technologies de la communication qui nuisent à la communication ?

Une envie soudaine me prend, peut-être par ennui plus que par envie mais peu importe, j’ai envie de voir mon ami Paul, je lui envoie un petit texto auquel il me répond presque immédiatement. D’ici une heure ça te va? Oui bien sûr ! Eh bien à tout à l’heure alors ! Oui, super !

Schéma classique certes mais aujourd’hui voilà comment les choses fonctionnent, certains ont beau le déplorer, ils n’en utiliseront pas moins ces moyens de communication que nous avons tous maintenant à notre disposition et qui font partie intégrante de nos vies, dans toutes les couches de la société. C’est un fait nous vivons dans un monde d’instantané, d’immédiateté, où il est possible de prendre contact avec à peu près n’importe qui en temps réel. Il est donc indéniable que dans une certaine mesure ces nouvelles technologies de l’information et de la communication — internet, smartphones, tablettes et j’en passe…—facilitent la communication entre les gens, la rendent plus simple et donc plus spontanée. N’a-t-on pas en effet moins de scrupule —et moins de travail !— à envoyer un mail ou un sms plutôt qu’une lettre… ou un pigeon voyageur ?Le délai d’attente entre l’expédition et la réception de la réponse peut s’avérer longuet… Pas très pratique pour les urgences!Formidable, donc ! Pas si sûr : cette apparente facilité ne s’accompagne-t-elle pas d’un manque de communication entre les gens ?

Les textos et messages instantanés c’est pratique, tellement pratique qu’ils remplacent beaucoup de choses, à commencer par  la communication orale ! Quand mon fameux ami Paul part en vacances au bout du monde et qu’il m’écrit à longueur de journée sur Messenger ou sur Whatsapp pour me raconter ses aventures je me rends compte lorsque je le retrouve que je connais déjà son voyage…Je le connais sans le connaître pourtant, car il faut nécessairement être plus bref qu’à l’oral quand on raconte sa vie par messages, aller droit au but et ne pas parler comme on peut le faire de manière spontanée au café avec des amis, lorsque les mots n’ont pas besoin d’être retranscrits. La forme qu’imposent les messageries induit donc une codification du langage, les idées sont simplifiées, véhiculées par des mots souvent fourre-tout et utilisés à tout va.

Prenons l’exemple de Twitter : politiques et célébrités tweetent sans cesse pour faire part de leur humeur du moment, sous forme de stéréotypes émotionnels qui relèvent plusdu slogan publicitaire quedu partage à proprement parler. Une communication qui se réduità des signaux isolés finit peu à peu par vider les mots de leur contenu, et la parole politique révèle bien ce processus : à mesure qu’elle s’isole physiquement de ses destinataires, elle tend à s’appauvrir et les « éléments de langage », qui visent à projeter une image de soi aussi rassembleuse que possible, perdent toute vocation à traduire une réalité concrète.

Ce phénomène est peut-être né avec un outil bien plus vieux que les réseaux sociaux : la télévision. Lorsqu’elle est devenue le média préféré du grand public il y a eu une tendance des hommes politiques à « compacter » leur discours pour le rendre plus accessible. Laurent Fabius serait un des premiers à avoir suivi cette tendance. D’une autre génération, François Mitterrand, connu pour être un orateur cultivant la fougue et l’éloquence, a dû s’adapter non sans peine à ce nouveau média, ce qui s’est traduit au final par une raréfaction calculée de la parole –désormais signe distinctif de la hauteur présidentielle, de la distance inhérente au pouvoir suprême.

L’image a donc pris le pas sur le verbe, et la représentation sur le message. Aujourd’hui l’omniprésence des politiques à la télévision, dans tous types d’émissions, revêt au moins autant d’importance que ce qu’ils ont à y dire, comme si leur apparition tenait lieu en elle-même de programme (récemment, François Fillon serait remonté dans les sondages après son passage…chez Karine Lemarchand !)

On observe la même chose sur les réseaux sociaux, où la priorité, surtout chez les jeunes, va au partage de l’information avant l’information elle-même. Le but est d’être présent, de maintenir le lien, indépendamment de ce qu’on dit. On transmet, mais est-ce qu’on communique ? Qui donne vraiment de la valeur ou du sens  à des informations relayées à longueur de journée? Faute de temps pour réfléchir à  ce qu’on lit ou à ce qu’on voit, on passe à son voisin, qui fait de même.

Par ailleurs, avec le large choix de médias dont on dispose aujourd’hui, on ne prend plus nécessairement la peine de se renseigner sur les informations qui ne viennent pas confirmer nos idées. Au final, on ne communique en fait qu’avec des gens qui sont essentiellement d’accord avec nous, nos « amis » sur les réseaux,de sorte qu’on finit par perdre contact avec l’opinion des autres, et d’une manière générale avec la réalité qui nous entoure. On s’enferme dans une bulle de confort qui nous pousse à éviter le dialogue réel, et d’où il est de plus en plus difficile de sortir.

En un mot les nouvelles technologies de l’information et de la communication tendent à remplacer  la communication orale, dans la vie personnelle et publique, au détriment de notre développement social. Il n’y a pas de solution radicale à cela car la société tire de nombreux bénéfices de ces technologies, qui n’ont pas fini de représenter de grandes opportunités. Cependant il est peut-être temps de prendre un certain recul en tant que collectif d’individus, et de nous ouvrir à la différence, en recréant des espaces de parole et d’échanges réels ? De redécouvrir, ensemble et chacun à sa façon, le monde qui nous entoure ? Challenge accepted !

Jade Cattacin

Sources:

https://fr.sputniknews.com/societe/201604291024632669-twitter-memoire-etudiants/

http://www.nytimes.com/2016/11/03/technology/how-the-internet-is-loosening-our-grip-on-the-truth.html?_r=0

http://www.atlantico.fr/decryptage/parole-politique-populaire-rentree-politique-166689.html

http://www.lepoint.fr/video/le-coup-de-pouce-de-karine-le-marchand-a-francois-fillon-22-11-2016-2084839_738.php

Documentaire François Mitterrand, du verbe à l’image

se rendre sympathique

By admin

Comment se rendre sympathique

Vous avez du mal à vous faire de nouveaux amis ? Vous n’entretenez pas de bonnes relations avec vos collègues de travail ? Cela vient peut-être du fait qu’ils ne vous trouvent pas très sympathique ! Voici quelques recommandations pour faire en sorte que les autres vous trouvent plus sympathique :

Ayez confiance en vous

Pour devenir sympathique il est essentiel d’avoir confiance en soi. Cette confiance vous permettra d’aborder les gens et de leur parler, ce qui est primordial pour faire de nouvelles connaissances. Si vous n’avez pas confiance en vous, essayez d’y remédier au plus vite, mais attention à ne pas déborder de confiance et de devenir arrogant !

Soyez honnête

Pour que les gens vous apprécient, vous devez être honnête et dire la vérité. Les mensonges finissent toujours par être découverts et vos nouvelles connaissances n’hésiteront pas à vous tourner le dos si elles se rendent compte que vous êtes un menteur. L’honnêteté est un reflet de votre intégrité et de votre dignité !

Utilisez la communication non verbale

Lorsque vous communiquez avec les autres, vous devez utiliser la communication non verbale qui permet de faire passer énormément de messages. N’hésitez donc pas à sourire, les gens iront plus volontairement vers vous. Faites également attention à la position de vos bras, si vous avez les bras croisés, vous montrez à vos interlocuteurs que vous n’êtes pas quelqu’un d’ouvert. Vous pouvez également toucher le bras de votre interlocuteur pour créer une connexion avec lui et surtout, regardez les gens dans les yeux lorsque vous leur parlez.

A vous de jouer !

Source : http://reboot.presse-citron.net/4-conseils-pour-devenir-plus-sympathique/

entretien d'embauche

By admin

Les atouts pour réussir un entretien d’embauche

Un entretien d’embauche, c’est un peu comme une rencontre amoureuse: tout se joue sur la première impression. Vous devez pouvoir vous présenter en cinq minutes, d’où une certaine pression et la nécessité de se préparer avec soin. Le meilleur moyen de rester détendu lors d’un entretien d’embauche, ce n’est pas d’avaler des calmants mais d’avoir une bonne méthodologie.

 

Comme dans la vente, la première chose à prendre en compte c’est que chaque interlocuteur est différent. Il vous faut savoir et comprendre en amont ce qu’il recherche, afin de le mettre en valeur dans votre présentation. Ce qui importe, ce n’est pas tant la quantité des informations, que leur qualité et leur spécificité. Ensuite il vous faut préparer deux approches, selon que vous aurez affaire à un recruteur qui voudra diriger l’entretien d’embauche, ou au contraire à quelqu’un qui préfère vous laisser parler. Quel que soit le cas de figure, restez synthétique et proactif!

 

Entretien d’embauche

Se présenter en cinq minutes pendant un entretien d’embauche

« Parlez-moi de vous ». Cette invitation représente pour beaucoup de candidats le moment le plus redouté lors d’un entretien d’embauche. Guillaume Colein, directeur associé de Robert Half International France, vous dévoile les bonnes pratiques à adopter, ainsi que les erreurs à éviter.

Comment se présenter en cinq minutes lors d’un entretien d’embauche ?

Avant de répondre à votre question, j’aimerais rappeler les deux fondamentaux à respecter lors de tout entretien d’embauche : soigner sa présentation vestimentaire et user, sans en abuser, de la communication non verbale, c’est à dire sourire, éviter les bras croisés, se lever pour serrer la main… Ceci étant dit, se présenter en cinq minutes nécessite en amont trois choses essentielles.

 

Il faut d’abord bien comprendre ce que recherche l’employeur afin de privilégier dans sa présentation les expériences et les savoir-faire qui vont attirer son attention. Comme dans une situation de vente, il faut également s’adapter au style social de son interlocuteur. Si vous avez affaire à un dominant, il est préférable d’éviter de rentrer dans le détail. Avec un consciencieux, vous pouvez davantage développer votre argumentation. Cette adaptation constitue la partie plus compliquée de l’entretien, parce que la plus subjective.

 

Quel doit être le déroulé de cette présentation en cinq minutes ?

Il n’y a pas de recette magique… Néanmoins, il est important de préparer soigneusement deux méthodes. Une qui va vous permettre de vous adapter face un recruteur qui ne va pas vous laisser prendre la main sur votre présentation, et une seconde qui sera elle appliquée devant les employeurs qui vous laisseront eux carte blanche. Ceci étant dit, après avoir référencé votre parcours de formation en une phrase du style « comme vous le constatez, je suis diplômé d’un master… », il faut tout de suite entrer dans la « pro-activité » de votre présentation, en mettant en avant votre expérience la plus significative, vos plus belles réalisations… Sur un parcours de dix ans dans une même société, il faut être capable de dégager les deux ou trois succès qui vous ont marqués, et qui sont en rapport avec le poste. En dernier lieu, il ne faut pas manquer l’opportunité de prendre date pour un prochain contact. Cela montrera votre motivation.

 

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?

La première erreur serait de se « sur présenter ». Lorsque vous offrez trop d’informations ou de détails à votre interlocuteur, vous donnez le bâton pour vous faire battre. Il faut donc rester en surface, et ne pas parler de sa personnalité. Tant que vous n’avez pas de questions ciblées sur vos qualités ou vos défauts, restez dans les faits. Ce sont les réalisations professionnelles que vous allez mettre en avant qui feront comprendre à votre interlocuteur que vous possédez les qualités requises pour occuper le poste.

Dernière erreur à ne pas commettre : se lancer dans une explication de texte du CV. Il faut au contraire essayer d’en sortir, en mettant par exemple l’accent sur des points que vous n’avez pas pu mentionner.

 

Source : http://www.studyrama.com/pro/emploi/trouver-un-emploi/l-entretien-d-embauche/se-presenter-en-cinq-minutes-pendant-un-entretien-d-embauche-18442.html

intelligence emotionnelle

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QE et intelligence émotionnelle

Depuis les années 90, un certain nombre de concepts psychologiques ont fait leur apparition dans le monde professionnel. Comme le concept d’intelligence émotionnelle, qui consiste à faire preuve d’une certaine capacité à accepter l’autre et à le respecter quelle que soit la situation. Le respect réciproque crée ainsi une ambiance et un terrain d’entente favorable.

 

L’intelligence émotionnelle est fortement liée à la confiance en soi. C’est la conscience et la compréhension de notre propre personnalité qui nous permettent d’être à l’écoute des autres, et d’avoir une influence positive sur eux.

 

L’autre outil d’évaluation de l’intelligence humaine est le quotient intellectuel (QI). Il détermine la capacité à estimer et à comprendre de nouvelles situations.

 

Contrairement au QI, le QE peut être constamment amélioré. L’intelligence émotionnelle est susceptible de se développer avec le temps.

 

Les apports de l’intelligence émotionnelle sont multiples : dans la connaissance de ses propres sentiments, et dans la capacité à fédérer un groupe de personnes autour d’un objectif commun.

 

Après les articles sur le Quotient Intellectuel, quoi de plus logique qu’une petite série sur le Quotient Émotionnel pour continuer le développement de votre cerveau et de ses capacités. Commençons donc par expliquer ce qu’est le QE et ce qui le différencie du QI.

 

 

Qu’est ce que le QE ?

 

Le Quotient Émotionnel, ou QE est un concept développé pendant les années 1990 par Mayer et Salovey.

 

Ces auteurs ont alors défini l’intelligence émotionnelle comme ceci: « l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres »

Daniel Goleman, psychologue et journaliste scientifique a découvert les travaux de Salovey et Mayer et s’est inspiré de leurs conclusions pour ses propres recherches sur le QE.

Son livre « L’intelligence émotionnelle » édité en 1995 a contribué à faire connaitre le concept du QE dans le monde entier.

 

Le modèle de Goleman développe quatre concepts principaux :

 

1. la conscience de soi

C’est la capacité à comprendre ses propres émotions, à reconnaître leur influence à les utiliser pour guider nos décisions. C’est aussi la capacité à reconnaître ses forces et ses faiblesses et à les accepter. C’est la base de la confiance en soi.
Cela englobe: la conscience émotionnelle de soi, l’estime de soi et la confiance en soi […]

 

Article original : http://lepetitcoach.com/quel-est-votre-qe/

passion

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La passion, clé du succès

La passion n’est pas seulement ce qui qui nous consume, c’est d’abord ce qui nous construit. C’est ce qui nous rend heureux, et nous pousse à nous surpasser.

 

La passion est la clé du succès. Si vous l’avez trouvée, et avez l’opportunité de l’exercer, exercez là. Elle vous amènera vers la réussite, tout en vous amusant.

 

Il y a toutefois quelques obstacles à franchir avant le succès. Voici quelques conseils qui peuvent vous aider :

– Trouvez votre passion. Exploitez là. Si vous mélangez votre passion à votre vie professionnelle, vous n’en serez que plus créatif. Ce sera une source de bonheur et de renouvellement.

– Mettez au clair vos buts et vos rêves. Ne les laissez pas dans le vague. Vous aurez plus de chances de les réaliser.

– Avancez petit à petit. Ne vous perdez pas dans des complications. Le succès ne peut être parfait à 100%. Ignorez donc les problèmes, et concentrez-vous uniquement sur votre objectif.

 

La passion, c’est l’énergie. Ressentez le pouvoir qui vous vient lorsque vous vous concentrez sur ce qui vous excite

 

D’après le dictionnaire, la passion est un grand sentiment d’enthousiasme ou d’excitation face à une activité. C’est ce qui vous rend heureux et qui vous motive à faire le mieux possible, et même plus. Si vous avez trouvé votre passion et avez l’opportunité de la pratiquer, que ce soit dans la vie ou au travail, vous grimperez facilement vers le succès. Tous les jours seront comme une cour de récréation.

Ceci dit, le fait de trouver sa passion ne mène pas directement au succès. Il y a le plus souvent des obstacles à franchir. Ce qu’il faut, c’est ignorer les obstacles afin d’arriver au succès.

 

Comment est-ce que la passion peut vous mener au succès ?

 

Voici 4 simples conseils:

 

1. Trouvez votre passion et exploitez-la.

Voici une citation de Wanda Skyes : « S’il y a quelque chose que vous voulez faire et que vous ne pouvez plus ignorer, arrêtez de souhaiter et allez-y, tout simplement. »

La passion n’est pas difficile à réaliser. Si vous savez ce qui vous motive, alors vous y êtes déjà. Si vous incorporez votre passion dans votre travail et votre vie personnelle, vous serez plus créatif et trouverez plus souvent des nouvelles idées et des solutions. De plus, vous serez satisfait et complètement heureux.

 

2. Trouvez ce que vous pouvez contrôler et ignorez ce sur quoi vous n’avez aucun contrôle.

Avancez petit à petit, ne vous compliquez pas la vie. Le succès n’est jamais parfait à 100%, cela est un fait. Sur votre parcours, vous trouverez des problèmes et de la négativité qui pourra vous distraire. Ignorez-les et concentrez-vous sur votre but. Voici comment faire :

  • Gérez vos peurs en refusant vos pensées négatives et restez actif. Prenez des risques. N’abandonnez pas.
  • Ayez des buts clairs. Imaginez ce à quoi le succès ressemblerait. Contemplez ce qui est en jeu sans laisser vos peurs vous contrôler.
  • Ayez également des comportements clairs. N’entreprenez pas ce qui vous éloignera de votre but.
  • Acceptez que l’anxiété ne disparaîtra peut-être jamais. Il se peut que vous ne vous sentiez jamais simplement bien. Les déceptions et les échecs font partie de votre parcours.

 

3. Trouvez votre vision et faites-en une réalité.

Quelle est votre vision ? Que souhaitez-vous atteindre ? A quoi ressemble l’image finale et quels sont vos espoir et rêves ? Qu’êtes-vous en train de faire afin d’atteindre ces rêves ? Si vous êtes clair sur vos buts et rêves, vous êtes plus susceptibles de les accomplir.

 

4. Soyez créatif lorsque vous visualisez vos rêves.

Des nouvelles recherches concernant le cerveau ont trouvé que l’on peut créer des nouveaux chemins dans le cerveau en se concentrant et en étendant nos actions et pensées. Ceci suggère que la visualisation est une manière très efficace de reprogrammer notre subconscient. Si votre esprit se concentre sur ce qu’il veut atteindre, il sera plus précis et vous serez plus susceptible d’arriver à l’accomplissement. N’oublions-pas que le cerveau se muscle !

Voici ce qu’Albert Einstein a dit : « Je n’ai pas de talent particulier. Je suis simplement passionnellement curieux. »

 

J’espère que cette citation prouve que dans la passion règne le pouvoir. Et le succès n’est pas si imaginaire et loin que cela !

 

Sourcehttp://bookboon.com/blog/2015/11/la-passion-mene-au-succes-4-conseils-pour-atteindre-vos-buts/?lang=fr

la créativité

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La créativité, bénédiction ou acquis de l’expérience?

Certaines personnes sont plus aptes à la créativité et à l’invention que les autres. Ces personnes ont toujours de nouvelles idées, et peuvent facilement proposer des solutions à la fois originales et adaptées à leur contexte. S’agit-il de facteurs intrinsèques, liés aux aspects physiques, physiologiques et psychologiques ? ou s’agit-il de compétences que tout un chacun peut développer en s’exerçant et en développant certaines aptitudes ?

La science nous explique partiellement ce phénomène : la créativité est avant tout un mode de fonctionnement et un état d’esprit très fortement lié à notre cerveau et à la façon dont on l’utilise. En effet, ce dernier est constitué de deux parties. Un hémisphère droit responsable de la créativité, du non verbal et de l’émotion, et un hémisphère gauche de la logique, du linéaire et de l’analytique. Ces deux parties de notre cerveau ont des aspects très différents l’un de l’autre et il y a toujours une partie qui est activée plus que l’autre.

 

En fait, selon diverses études, il s’avère que les personnes faisant preuve de créativité possèdent certaines qualités en commun :

 

  • – Elles ont souvent la tête ailleurs

Ceci leur permet de collecter les ingrédients de la créativité et de l’imagination, qu’ils soient seuls ou entre amis, afin d’être guidés vers de nouveaux horizons qui restent méconnus des autres.

 

  • – Elles ont de grandes capacités d’observation et d’analyse

L’une des choses qui caractérisent ces personnes est la «curiosité». Elles ont l’habitude de remarquer et d’observer toutes choses qui les entourent, et de voir clairement ce qui les relie les unes aux autres.

 

  • – Elles n’ont pas d’agenda ou d’horaire fixe

L’hémisphère doit est un hémisphère atemporel. Ainsi, les personnes créatives n’ont pas de moment précis pour accomplir leurs tâches, tout dépend de leurs désirs et caprices.

 

  • – Elles s’isolent volontiers des autres

Autre secret de la créativité, le besoin d’être seul de temps à autre afin de se régénérer, d’apprécier et de découvrir de nouvelles choses.

 

  • – Elles recherchent en permanence de nouveaux challenges

Leur plus grande crainte est la routine, car être créatif c’est voyager et découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles sources d’énergie pour inventer et créer.

 

  • – Elles aiment prendre les risques

Les personnes créatives n’ont peur de rien, car elles savent qu’on ne peut pas réussir sans prendre de risques.

 

  • – Leur réussite passe souvent par l’échec

Face à l’échec il existe deux catégories de personnes qui réagissent différemment : soit cela les affaiblit et par la suite ne s’en relèvent jamais, soit l’échec les les rendent plus fortes qu’avant et plus créatives.

 

  • – Elles trouvent leur plaisir dans ce qu’elles font

La principale condition pour être créatif, c’est de faire ce qu’on aime, et ce en quoi on croit.

 

 

Article original : http://buzzly.fr/pourquoi-les-creatifs-sont-differents-10-points-qui-les-caracterisent.html

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