Mon premier cours de prise de parole en public

Avant d’assister à un cours de prise de parole en public, je me posais beaucoup de questions. Parmi mes questions : comment cela se déroule ? Est-ce qu’on va vraiment devoir parler devant un public , ou seulement s’y préparer ?

C’est vrai que la prise de parole en public est une de mes hantises depuis le début de mes études. D’un côté j’avais peur d’affronter ma phobie, et de l’autre j’avais envie de m’en débarrasser et j’ai décidé de l’affronter.

Jour J : Je suis sur le lieu de rendez-vous, j’attends dans le hall. Au fur et à mesure des personnes de tous âges arrivent. Cela m’a énormément rassurée de voir que je ne suis pas la seule dans mon cas.

Avec beaucoup de bonne humeur, Anne-Katerine nous explique que toute prise de parole est avant tout une affaire de mise en condition physique. Elle nous invite à tous nous allonger part terre et commence alors une séance de relaxation, basée sur la respiration et des exercices de détente corporelle. Ce moment m’a vraiment permis de commencer sereinement cette séance (ce qui est rare chez moi).

Anne-Katerine nous a montré diverses positions respiratoires qui nous aident à faire face à une situation stressante. La finalité est de pouvoir les utiliser soi-même dans la vie quotidienne.

Dans un deuxième temps, nous avons travaillé sur la projection de la voix (et c’est là que les éclats de rire commencent). Anne-Katerine nous a montré que l’on pouvait parler à partir de différents endroits, la tête, le nez, la bouche, le cou… en plaçant nos mains sur l’endroit d’où on voulait se faire entendre. Imaginez-vous dix à quinze personnes qui déambulent dans la salle en disant « J’entends ma voix dans ma tête » avec leur main sur leur tête : vu de l’extérieur, cela peut sembler insolite… Mais avec le recul, j’ai pu remarquer que les exercices m’avaient été très utiles car j’ai tendance à accumuler le stress, et du coup à oublier de respirer correctement.

Surtout, le plus que je retiens par rapport à la sophrologie et l’hypnothérapie, c’est que la cohésion de groupe m’a mise en confiance.  Je ne connaissais personne, mais faire tous ensemble ces exercices nous a d’une certaine façon rapprochés.

Lucie Hérambert